En liminaire, voyons le statut de fonctionnaire comme une suite de privilèges dont la sécurité de l'emploi accordée par le maître de céant à son serviteur en contrepartie de loyauté à toute épreuve. Récemment aboli en Suisse sur votation populaire, aucun effet secondaire à déplorer selon toute apparence. Comparons-le au contrat de cinq ans du militaire français pour se demander si ce statut envié se justifie. Soit tous jouissent d'un statut comme en feu l'URSS, soit personne à l'instar de la Suisse, soit les deux types coexistent comme en France.
L'avantage du tout-fonctionnaire soviétique tient dans la gestion intégrale de revenus citoyens garantis, rendue possible en contexte d'absence d'immigration incontrolée, équivalente d'une démographie auto-régulée en équilibre, insérée dans une économie planifiée.
L'Etat suisse sans fonctionnaire se traduit en revanche par un sentiment de responsabilisation citoyenne croissante, un principe d'allègement des engagements financiers, un espoir de souplesse administrative accrue.
Ces pensions accaparent 11% du budget soit 50 Mds €, taux de couverture 0.94 contre 1,67 dans le privé,
le fonctionnariat à terme impose des engagements impossibles à remplir sans mener à la ruine.
Ce double système par répartition et capitalisation se révèle une chimère masquant une rente garantie par l'Etat sommé de prendre en charge le déficit abyssal en croissance perpertuelle, creusant en retour la dette agravée par une démographie non maitrisée.
Un système de répartition digne de ce nom répartit ce qu'il prélève tout en ajustant la distribution dans les deux sens sans empiéter sur les autres lignes du budget. Autrement dit il gère la redistribution en épargnant le surplus ou en diminuant les versements en temps de vaches maigres comme ces jours-ci.
Cela induit l'effet bénéfique inattendu d'inciter à revenir dans les clous depuis le sein familial même, réaction impossible si l'état masque son déficit comme une maladie honteuse.
De plus pourquoi ne pas gérer en mode répartition stricte si ce n'est par appréhension de part et d'autre d'un saut dans l'inconnu d'une gestion en accordéon, pourtant consubstancielle de l'éeconomie.
Enfin si la mutualisation des pensions par répartion, capitalisation ou les deux s'avèrent impossibles, retour au traditionnel "chacun pour soi et Dieu pour tous" puis basta, en lieu et place de la dette colossale.
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